
Tout a commencé par le regard des autres.
Au collège, puis au lycée, on me faisait souvent des remarques sur mon poids. À 16 ans, j'ai commencé la musculation avec une seule idée en tête : maigrir.
Avec du recul, je n'étais pas si gras que ça. Mais à l'époque, je voulais que les remarques s'arrêtent. Et j'ai choisi la solution la plus extrême.
Je ne me suis pas réveillé un matin à 47 kg.
C'est arrivé progressivement. Au début, perdre du poids me donnait l'impression de reprendre le contrôle. Chaque kilo en moins ressemblait à une victoire.
Puis j'ai continué. Moins manger, bouger plus, ne jamais relâcher. Je me pesais tous les jours et mon humeur dépendait du chiffre affiché.
À 1m69, je suis arrivé à 47 kg.
J'avais froid en permanence. Je n'avais plus de force. Monter des escaliers me fatiguait. Et dans ma tête, c'était pire : je ne me voyais toujours pas assez mince.
Un soir, à une fête, quelqu'un m'a demandé en rigolant si j'étais anorexique. J'avais maigri pour qu'on arrête de me juger, et on me jugeait encore. Ce soir-là, j'ai compris que les gens te jugeront de toute façon, en surpoids comme trop maigre.
Le jour où plus rien ne m'allait.
Le déclic est venu d'un détail du quotidien : littéralement tous mes vêtements étaient devenus trop grands. Je flottais dedans. Je ne voyais pas un corps plus beau, juste un corps qui disparaissait.
J'ai décidé de reprendre du poids. Sans savoir comment m'y prendre.
Puis je suis tombé dans l'excès inverse.
Je voulais reprendre du muscle, et vite. Je ne savais pas construire une prise de masse, alors j'ai fait ce que beaucoup font : un « dirty bulk ». Manger tout ce qui passait, en grande quantité, sans aucune structure.
La balance montait, mais surtout le gras. En quelques mois, j'étais redevenu très gras. J'étais passé d'un extrême à l'autre, et j'avais l'impression de recommencer à zéro pour la deuxième fois.
Le problème n'était pas mon corps. C'était la façon dont je le traitais.
SullivanCette fois, j'ai appris avant d'agir.
Au lieu de chercher une nouvelle méthode radicale, j'ai étudié sérieusement : l'entraînement, l'hypertrophie, la nutrition, la composition corporelle. J'ai compris que la vraie question n'était ni « comment maigrir » ni « comment prendre du muscle », mais comment piloter les deux.
J'ai d'abord fait une sèche maîtrisée, progressive, sans me priver de tout. Puis j'ai reconstruit lentement, en suivant mes charges, mes mensurations et mes photos, et en ajustant une chose à la fois.
Aujourd'hui, je pèse 72 kg, construits progressivement, et je sais les maintenir. Je suis plus fort, plus énergique et plus serein que je ne l'ai jamais été.
Devenir le coach que j'aurais voulu rencontrer.
Pendant toutes ces années, j'ai cherché de l'aide. J'ai trouvé des programmes génériques, des régimes copiés-collés et des conseils qui ne prenaient jamais en compte ce que je vivais dans ma tête.
J'ai passé mon BPJEPS pour devenir ce coach : quelqu'un qui maîtrise la science de l'entraînement et qui comprend, de l'intérieur, ce que c'est de passer d'un extrême à l'autre.
- Je ne te promettrai pas de miracle.
- Je te donnerai un plan clair, basé sur la science, adapté à toi.
- Je serai là les semaines où tout va bien, et surtout celles où tu doutes.
